Impressions du fond des bois

27 mars 2017

A l’assaut du col, la migration des boucs

Le vallon observé quelques instants plus tôt était vide. Et puis, allez savoir pourquoi, un dernier coup de jumelles...et surprise ils étaient là, en file indienne, en train de remonter paisiblement vers le col.

Le groupe, bien camouflé jusque-là avait décidé de changer de versant.

Trente-sept bouquetins, un troupeau de mâles (les boucs), des jeunes et de vénérables ancêtres.

Le bouquetin est un animal grégaire. Les mâles se regroupent et vivent, en dehors de la période du rut et de l’hivernage, un peu à l'écart des femelles. Ces dernières, réunies en chevrées, doivent être un peu plus loin avec les jeunes de l'année ou de l'année précédente.

Je n'avais encore jamais pu voir un tel spectacle, en quelques minutes, la troupe a remonté ce vallon, d'un pas tranquille mais efficace, certains marquant une pose avant de repartir bien vite.  

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Et nous, nous étions les spectateurs privilégiés d'une discrète migration, là-haut, au-dessus de nos têtes. 

 

Dimanche 26 mars 2017, Vercors, 14h18, heure d'été, 1800m environ.

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22 mars 2017

Le rif, le tuf et le temps qui coule

Au-dessus de chez nous il y a une montagne,

au pied de la montagne, un grand vallon,

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dans le vallon, une forêt.

Au creux de la forêt, il y a un torrent (ici on l’appelle "rif"),

dans le rif, des barrages érigés il y a bien longtemps par le RTM,

il y a aussi une cascade de tuf.

Sur le tuf, de l'eau qui coule,

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des feuilles qui doucement sont prises au piège.

Dans le creux de ce vallon, j’aime bien me poser,

écouter et regarder,   

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le temps couler.

 

Vercors, Rif Talon, dimanche 19 mars 2017 9h00

Le tuf calcaire (ou travertin) se forme par précipitation et cristallisation de carbonates contenus dans l’eau saturée par la dissolution des roches calcaires dans des conditions bien précises (température, débit, chimie…), . C’est pourquoi on ne trouve ces cascades ou vasques de tuf que très localement dans nos Préalpes.

Le rif est surveillé de près par l'IRMA et le RTM car de temps en temps il se met en colère et les barrages ne suffisent plus à freiner l’érosion et les laves torrentielles.

 

 

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19 mars 2017

Neige et vent sur les crêtes

Neige et vent sur les crêtes de la Grande Lance de Domène, 2790m. La bise fait voler la neige tombée quatre jours plus tôt, mais restée poudreuse à cette altitude. Là-haut c'est encore l'hiver quand, là où nous sommes, 750m plus bas, on sent déjà le printemps pointer le bout du nez.

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Belledonne, vendredi 10 mars 2017 11h29

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17 mars 2017

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Coucher de soleil et lever de lune sur la partie nord de la Chaine de Belledonne, avec un zoom sur le massif du Moretan qui domine la vallée du Gleyzin. La grande combe de neige descend vers le refuge de l'Oule, que l'on ne voit pas, caché derrière l'arête en bas à droite.

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La lune, un peu pâlotte, est sortie sur le Pic des Grandes Lanches (2591 m). A droite, le col de Morétan (2506 m), puis le Grand Morétan (2775 m) et un peu en avant la Pointe du Gleyzin (2692 m).

Il est 18h12, pas de vent sur la crête, on est à 1850m et il fait à peine froid. Un peu plus d'une demi-heure plus tard, c'est l'heure bleue. Il est temps de redescendre avant la nuit noire, qui nous rattrapera dans la forêt, un peu avant l'arrivée au parking. Mais cette fois, la lune luit de mille feux.

Samedi 11 mars 2017, Belledonne.

Pour le plaisir, le refrain de la chanson de Charles Trenet :

LE SOLEIL ET LA LUNE (1939)

Refrain:
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...

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16 mars 2017

Ces ombres des bois qui nous regardent passer

Sur le chemin qui monte en forêt, des  traces en tous sens. C’est sûr, nous sommes sur le territoire des chevreuils. On croise aussi les signes de passage d'un renard, d’un blaireau, d'une martre, de campagnols et d'un écureuil). Mais point de bêtes en vue.  Il faut dire qu’avec nos skis, on fait un boucan d’enfer !

Comme toujours, le monde de la forêt fuit ou se fige, attend patiemment que l’homme passe…

Souvent, ils ne sont pas bien loin, quelques mètres en lisière suffisent pour les rendre invisibles.

Enfin sauf quand, comme pour ces chevrettes, une belle clairière enneigée découpe leurs silhouettes en ombres chinoises. Cette fois l’immobilité n’aura pas suffi.

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Vendredi 10 mars 2017, Belledonne, 1340m, rencontre inattendue, à la descente. 13h30

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15 mars 2017

Les trois pics de Belledonne

Retour en Dauphiné, avec une vue du Grand Pic de Belledonne, point culminant du massif.

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De gauche à droite, le col de la Balmette (2667m), le grand Pic (2977m), le pic central (2945m) et la Croix de Belledonne (2926 m). Dans la combe, le lac Blanc, encore endormi sous la glace. Au pied de la face rocheuse (une énorme lame verticale d'amphibolites, voir le site de M. Gidon), le glacier de Freydane (avec ce jour-là une énorme plaque à vent partie sur toute sa largeur!).

 

Belledonne, vendredi 10 mars 2017, 11h30, 2030m.

Avec sa face de près de 350m de hauteur, le Grand Pic est un haut lieu de l’histoire de l’alpinisme. A découvrir entre autre dans le livre de Raymond Joffre, Belledonne, l’histoire d’une conquête.

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14 mars 2017

Cinque Terre, côté montagne

Pour terminer cette série sur les Cinq Terres ligures et après le goéland leucophée, un autre oiseau blanc (enfin en dessous seulement), croisé cette fois, côté montagne. Un circaète jean le blanc.

17_03_03_DSC_1156rmMangeur de reptiles, il doit trouver de quoi se nourrir dans le maquis, les oliviers et les vignes, même en hiver. Les terrasses cultivables, durement gagnées sur la montagne grâce à d'innombrables murets de pierres sèches regorgent de lézard (et sans doute de serpents, mais nous n'en avons pas vu).

La colline située au-dessus de Vernazza illustre bien cette difficile conquête de la terre sur la forêt méditerranéenne.

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Nous n'avons pas vu fonctionner les étonnantes machines sur monorails qui sillonnent les coteaux abruptes. Acrobatiques souvent, mais ces monorails évitent de porter le matériel et le raisin à dos d'homme lors des vendanges.

Un autre aspect des Cinq Terres, le village de Fontona au-dessus de Levanto, un peu plus à l'intérieur des terres. Un petit air de tropiques...

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Une belle région, à préférer hors été et hors week-end, pour fuir la foule et la chaleur… Enfin c’est comme ça que je le vois !  

 

Italie, Cinque Terre, du 28 février au 3 mars 2017.

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08 mars 2017

Cinque Terre, côté plumes

Bon, c'est pas tout ça, mais il y a pas que les paysages dans la vie...! Revenons aux choses sérieuses.

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Il est pas sérieux lui ? Voici le goéland leucophée (Larus michahellis), la star du ciel des Cinq Terres (entre autre).

En France, nous lui avons choisi un drôle de nom. Les italiens le nomment carrément Gabbiano reale. Goéland royal ! Quant aux anglais, plus pragmatiques (et chatouilleux côté couronne), c'est le Yellow-legged Gull.

Le Leucophée, c'est le goéland méditerranéen. Proche du goéland brun et du goéland argenté, mais il se distingue par ses pattes jaunes...! (l'argenté a des pattes roses).

Grand planeur, il se charge d'animer l'espace aérien du matin au soir avec sa colonie, au point que la plus part du temps, il finit par se fondre dans le paysage et par passer inaperçu (quand il n'est pas considéré nuisible, surtout dans les villes).

Commun peut-être, mais lui, il a la chance de survoler les toits de ces beaux villages. Points de vue imprenables.

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Il doit quand même partager l'espace avec le pigeon biset, lui aussi omniprésent. Bon, ce dernier ressemble beaucoup au pigeon Grenoblois, alors, je ne me suis pas trop attardé sur lui (sans doute à tort, parce qu'à bien regarder, il est sacrément beau).

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Le Goéland leucophée est typiquement méditerranéen, mais il a tendance à coloniser la France, jusqu'à nicher sur les côtes bretonnes, avec les goélands argentés. On le croise également sur les fleuves et lacs de l'Isère, surtout en hiver comme le montre la fiche de l'espèce du portail collaboratif sur la biodiversité en Isère de la LPO: "faune Isère".

Bon, là il est sur une falaise de Corniglia et observe, pensif (enfin je crois), la mer Ligure.

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En hiver, le plumage de la tête est souvent totalement blanc. Magnifique ce blanc non ? Et cet œil...

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La tâche rouge sur le bec serait liée à la reconnaissance des jeunes (?).

Pour finir, un petit défilé de mode, de profil, puis de dos, pour apprécier leurs belles robes grises et leurs plumes rectrices noires et blanches, du plus bel effet avec les bottes jaunes. La nature a du talent tout de même. 

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Enfin pour le voir en vol, il faut revenir ici.

Bon, après ça, on ne regardera plus les goélands avec indifférence, enfin j’espère…

Italie, Cinque Terre, du 28 février au 3 mars 2017 (A suivre).

 

Ps: Bizarrement durant notre séjour aux Cinq Terres, on ne verra aucun cormorans ni mouettes rieuses, oiseaux pourtant présents sur la côte quelques kilomètres plus à l'ouest (vus à Camoglie).

 

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07 mars 2017

Cinque Terre, côté mer

Bon, c'est pas tout ça, mais il y a pas que les oiseaux dans la vie...! Les "Cinque Terre" se sont cinq villages accrochés à la côte Ligure, classés au patrimoine mondiale de l'humanité par l'Unesco depuis 1997.

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Magnifiques villages (ci-dessus encore Vernazza au coucher du soleil) et donc ultra touristique (mais très supportable en février/mars et hors week-end).

Mais ce sont aussi des villages qui vivent toute l'année, grâce à la voie ferrée. Si dans la journée, se sont des touristes de toutes nationalités (comme nous), bardés d'appareils photo (comme nous) qui descendent de chaque train (un dans chaque sens toutes les heures environ), le matin tôt et le soir, se sont essentiellement les habitants qui vont ou reviennent de La Spezia, la grande ville qui n'est qu'à 20mn maximum par le train.

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Habitants que l'on croise ensuite dans les (vrais) restaurants (*) ou dans la rue, devant les bars locaux (images prises à Vernazza où nous logions. Une bonne idée !).

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Sympa comme ambiance, surtout qu'à force, les italiens acceptent le touriste, essentiel pour eux, au mieux en étant sympa, au pire indifférent !

Bon, difficile de résister aux photos ultra classiques des Cinq terres tellement c'est beau. Il faut dire qu'étant donné l'exiguïté des villages et la côte escarpée, chaque village a un, voire deux, points de vue accessibles. On retrouve donc toujours les mêmes images, par exemple, la très classique tombée de nuit sur Vernazza, vraiment sympa en vrai !

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Corniglia est le seul des cinq villages à être perché sur la falaise, sans réel accès à la mer. Ici vu le matin du sentier côtier en venant de Vernazza. Mais le village est sympa, au milieu des vignes et des oliviers, avec une belle vue sur la montagne et la côte de part et d'autre.

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Toujours en allant vers l'Est, le village de Manarola n'est accessible que par le train (ou par la montagne, route ou chemin), les chemins côtiers de part et d'autre s'étant effondrés. Les travaux de remise en état ne seront pas simples. Dommage.

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Une belle houle durant les trois jours de notre séjour, et un temps très contrasté (chouette !). Tempête, puis vent et soleil, puis pluie et temps pour le moins menaçant, comme à Riomaggiore (ci-dessous). Mais toujours des lumières qui me plaisaient bien.

17_03_02_DSC_0846_stitchLe dernier soir, comme chaque soir de notre court séjour, le soleil nous aura fait son show avant d'aller voir si ça tournait rond de l'autre côté de la terre (chez les américains, humm...). Lumière cadeau, chaque fois différente, mais chaque fois somptueuse.

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Italie, Cinque Terre, du 28 février au 3 mars 2017 (A suivre).

(*) A Vernazza, le Vulnecia, sur le front de mer, excellent et sympa, local (par contre fuir le "Taverna del Capitano" situé à proximité, pas terrible...).

 

Ps: le lecteur perspicace se sera aperçu qu'il manque ci-dessus le cinquième village. Et oui, nous avons boycotté le village de Monte Rosso, par manque de temps, lui préférant la visite de La Spezia et de son musée Lia et d'un restaurant sympa l'inferno (trop bon et pas cher, mais mieux vaut réserver ou arriver tard...)

 

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05 mars 2017

Cinque Terre, des goélands et un tichodrome en vacances

Cap au sud pour quelques jours en ce début du mois de mars, direction l’Italie et les Cinque Terre, là où les montagnes tombent dans la Méditerranée.

Paysages de cartes postales avec ses villages que l'on vient voir du monde entier (message à suivre), ici Vernazza où nous avions posé notre sac.

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Une nature luxuriante avec beaucoup d'oiseaux, pas toujours faciles à voir, et les goélands leucophée un peu partout (message à suivre), comme ci-dessous à Riomaggiore sur fond de gros nuages noirs.

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Et une surprise, un tichodrome échelette au ras des flots ! Oiseau de montagne, on ne l’attendait pas ici. Quel plaisir d'apercevoir son vol caractéristique dans la falaise en contrebas de la gare de Riomaggiore, partageant l'espace aérien avec les habitués des lieux, bien plus gros que lui: pigeons bisets et goélands.

Et oui, l'hiver notre tichodrome (ici on l'appelle Picchio muraiolo), descend de ses quartiers d'altitudes et peut se retrouver au bord de mer. Rien d'anormal donc, surtout qu'ici, aux cinq terres, il trouve des falaises et des murs de pierre à foison. En plus, c'est bien connu, on mange bien en Italie (on confirme nous aussi, encore cette fois...). Et puis l'hiver, il y a pas foule et lui, il est comme nous, il aime bien être tranquille en vacances...!

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Observation courte (entre-autre parce qu'il a bien fallu le prendre le train), mais bien sympathique.

Italie, Cinque Terre, du 28 février au 3 mars 2017 (A suivre).

Rem: Les chemins de randonnées étaient fermés lors de notre séjour. Les sentiers côtiers entre Corniglia et Manarola et entre Manarola et Riomaggiore sont durablement coupés par de gros éboulements. Les autres étaient accessibles, mais "interdits" par arrêtés. Pas très clair, en gros on pouvait y aller (ce qu’on a fait) mais à ses risques et périls...!

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