Impressions du fond des bois

13 septembre 2018

La cabane dans la lande, Lewis Island et Peter May

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… A une centaine de mètre du côté nord de la route, se dressait une petite maison de pierre avec un toit de métal peint en vert vif. Une cabane de berger que les petits fermiers de la côte utilisaient comme refuge, en été, lorsqu’ils déplaçaient leurs bêtes vers l’intérieur des terres pour y trouver de meilleurs pâturages. On en croisait partout sur l’île. La plupart, à l’image de celle-ci, étaient à l’abandon depuis longtemps. Fin avait vu le toit en métal vert de la cabane située sur la lande de Barvas chaque lundi, lorsqu’il se rendait à la pension de Stornoway. Et de nouveau au retour, le vendredi. Il l’avait vu par tous les temps et bien souvent, comme aujourd’hui, illuminé depuis le sud par le soleil, se détachant, vif et coloré, sur le plus noir des ciels du Nord. C’était un repère connu de chaque homme, femme ou enfant vivant sur l’île. Pour Fin cependant, il avait une signification particulière, et le fait de le revoir fit ressurgir une douleur oubliée depuis longtemps, ou tout au moins enfouie dans un lieu sombre qu’il ne souhaitait surtout pas revisiter. Mais aussi longtemps qu’il séjournerait sur l’île, il savait qu’il ne pourrait échapper à certain souvenirs.

L’île des chasseurs d’oiseaux, Peter May – Premier volume de la trilogie écossaise

Dans sa trilogie écossaise, Peter May nous attrape inexorablement et nous transporte avec Fin au cœur de l'île de Lewis et Harris. Une extension extraordinaire du voyage.

Ile de Lewis, ancienne route entre Stornoway et Callanish, 2 août 2018, 20h30

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09 septembre 2018

Les montagnes de Harris, W. MacGillivray et les plongeons

“The upper end of the lake and the enclosing hills were enveloped in clouds. One of the distant hills seemed to rise to any considerable elevation, but the white mist resting on their summits added much to their apparent altitude and gave a peculiar charm to the scene. The pleasure which a distant scene affords when partially involved in obscurity arises from fancy. When all is limited and defined the eye soon comprehends the whole.
Hence, I am of opinion that in landscapes of the first order something should always be left for the fancy to enlarge or beautify.” (*)

William Macgillivray, naturaliste écossais du XIXe siècle, a vécu sur l'île de Lewis et Harris, à Northtown. Il a notamment écrit dans sa jeunesse le récit d'une année de découvertes naturalistes sur Harris. C'est ce récit, réédité récemment sur l'île, que nous a vendu une très pittoresque libraire de Stornoway à l'accent gaélique incroyable (imaginez un anglais très très "rugueux"). 

J'en ai extrait la phrase ci-dessus qui me plait bien. C'est certain, j'aime bien quand les nuages ou la brume masquent le paysage. Ce jour-là, nous avons été servis. Cette vallée, où le North Harris Trust a installé un magnifique observatoire pour voir les aigles, restera nimbée de mystères et c'est bien comme ça.
Avant de prendre sur le chemin du retour une bonne douche (écossaise) , un « golden eagle » nous a tout de même gratifiés d'un vol plané en travers du val, disparaissant bien vite dans les nuages et le vent, en décrivant une belle boucle à flanc de falaise. Courte mais magnifique apparition, inespérée par ce temps. Un peu plus loin, sur le fil de l'arête, au pied de ce fier piton rocheux, une discrète harde de cerf.

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Au bord du chemin, bien entendu, un lac. Plus ou moins grands, ils sont innombrables sur Lewis et Harris. L'embarras du choix pour les plongeons catmarins qui nichent dans ces eaux douces et que l'on apercevra à plusieurs reprises sur les îles de l'ouest.

Ici sur le loch Direcleit près de Tarbert, South Harris.

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Où là, près de Lockmaddy, North Uist. En vol leur cri ressemble à celui d'une oie, un peu déroutant. On n'entendra hélas pas cette fois leur chant pénétrant au bord d'un lac.

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Ecosse, Harris, dimanche 5 août 2018

William MacGillivray, A Hebridean Naturalist's journal 1817-1818 - Editions Acair-Stornoway

 (*) Que l'on pourrait traduire plus ou moins comme suit :

"L’extrémité du lac et le cirque de montagne qui l’entourait était enveloppé dans les nuages. Une des montagnes éloignée semblait monter à une altitude considérable, mais les nuées blanches accrochées à ses sommets ajoutait beaucoup à cette sensation de hauteur et donnait un charme particulier à la scène.
Le plaisir qu'une scène éloignée offre quand elle est partiellement masquée résulte de l’imaginaire. Quand tout est net et défini, l'œil embrasse vite l’ensemble de la scène. D'où, mon opinion que, dans les paysages de premier ordre, quelque chose devrait toujours être caché pour laisser l’imaginaire agrandir ou magnifier la scène."

W. MacGillivray (1796-1852) est devenu un ornithologue célèbre, professeur à l'université d'Aberdeen. Il a notamment écrit et illustré une  histoire des oiseaux anglais," A History of British Birds, Indigenous and Migratory" en 5 volumes.

 

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03 septembre 2018

Phoque du matin n'invite pas au bain, South Harris côte Est

... Et pour cause, l'eau ne doit pas être bien chaude... Contrairement à la côte Ouest et ses belles plages (sans baigneurs tout de même), le littoral Est de South Harris est une côte rocheuse et découpée, où de multiples lochs rentrent plus ou moins profondément dans les terres.

Les habitations sont souvent situées au fond de ces lochs, où l'on devine qu'il fut un temps où venir par la mer devait être plus simple que par la lande rocheuse et tourbeuse.  

Au fond de chaque loch, une grève ou un minuscule port. Ces lochs sont visiblement également appréciés par les colonies de phoques que l'on aperçoit ici où là (il y en a deux sur le rocher à gauche ci-dessous à Fleoideabhagh…).

18_08_06_DSC_6232_stitchA marée basse, ils se reposent sur les rochers couverts de goémon où ils se sont laissé échouer après leur partie de pêche de la marée précédente.

La belle vie, comme ici un jeune et un adulte phoques communs (ou veaux marins) au fond du loch Stocnis, un peu à l'écart du gros de la colonie.

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Ou là, quelques kilomètres plus loin, une autre colonie d'une quinzaine d'individus, à Aird Mhighe, près de Finsbay.

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Ecosse, South Harris, côte Est, lundi 6 août 2018, vers midi.

Les phoques communs sont un peu plus petits que les phoques gris, on les reconnaît à la forme de leur tête, plus ronde et à leur museau un peu retroussé.

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31 août 2018

Un bécasseau sur la plage de Luskentyre

Dans l'immensité des plages de sable blanc de la baie de Luskentyre les minuscules bécasseaux sanderling savent passer inaperçus. Il faut s'approcher de la zone de ressac pour les remarquer aller et venir au gré du ressac. La bonne surprise, c'est que tout à leur principale et fébrile occupation qui est de se nourrir des vers et insectes qui se trouvent dans le sable et les algues balayés par les vagues, ils se laissent approcher bien près, à moins de 2 ou 3 mètres. 

18_08_04_DSC_6016rm2L'occasion d'observer à loisir ce bel oiseau discret.

Ceux-ci ont choisi un endroit extraordinaire pour vivre. La baie de Luskentyre est réputée pour ses plages et la couleur de ses eaux peu profondes.

Moi je trouve que c'est sous la pluie quelle offre ses plus subtiles couleurs.

Ça tombait bien car il pleuvait pas mal ces deux journées passées dans Harris, la partie sud et montagneuse de l'île de Lewis et Harris.

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South Harris, île de Lewis et Harris, baie de Luskentyre, samedi 4 août 2018, 20h30

 

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30 août 2018

Butt of Lewis et les fulmars

La pointe Nord de l'île Lewis est un vrai bout du monde, avec son phare et ses falaises rugueuses, du vent et des vagues bien sûr, et des oiseaux partout, goélands argentés et marins, fous de bassan et fulmars boréaux...

Le Butt of Lewis.

18_08_03_DSC_5752_stitchLes fulmars boréaux (Fulmarus glacialis, d'après Linné) font partis de la famille des Procellariidés, oiseaux marins fascinants qui ont la particularité d'avoir des narines tubulaires à la base du bec. Oiseaux de haute mer (pélagiques), excellents voiliers, ils ne reviennent à terre que pour nicher.

18_08_03_DSC_5778rmÇa tombe bien car lors de notre passage au bout du monde, ces oiseaux, habituellement plutôt difficiles à observer, ont eu la bonne idée de faire leur nid sur le piton de gneiss le plus proche du phare, à seulement une vingtaine de mètres du sentier qui permet de contourner l'édifice.

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En même temps, ils ne risquent pas grand-chose étant donné l'abîme qui nous sépare d'eux (ils ne sont plus chassés par les îliens). Les falaises du Butt offrent une belle coupe géologique sur le gneiss de Lewis, qui si l'on en croit les géologues feraient parties des plus anciennes roches du monde (notion un peu abstraite pour moi, de quel monde parle-t-on?).

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Les poussins fulmars, peu sensibles à la vénérable roche qui les supporte, patientent en attendant le retour de leurs parents partis pêcher leur pitance. Pour passer le temps ou pour apaiser leur faim, certains mangent de l'herbe. L'adulte sur cette photo doit être là pour surveiller les nichées qu'il visite l'une après l'autre. En tout cas pas de nourriture, malgré les postures et les cris sans équivoques des poussins.

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Aujourd'hui, tout ce petit monde a dû s'envoler et prendre le large...

 

Butt of Lewis, Port of Ness, Isle of Lewis, vendredi 3 août 2018, 17h env.

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24 août 2018

Lewis island, Uig, jeune cerf à la nuit

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Balade du soir entre Callanish et Uig. Route et paysages superbes, magnifiés par la nuit, le vent, de temps à autre une pluie fine. Au détour d'un virage, une harde de biches et de jeunes mâles. Combien sont-ils, je n'ai pas compté. Toute la journée dans le bog et les montagnes, ils se rapprochent le soir des routes et des maisons. Là, l'herbe est plus verte, plus riche.

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Après avoir laissé quelques petits ports de pêche et traversé un étrange vallon, Uig s'annonce par quelques maisons isolées, sa station-service et son éolienne... Points de lumières au milieu de nulle part, il fait nuit, la pluie vole. Il faut rentrer. Envie de revenir, un jour.

Vendredi 3 août 2018, Lewis island, route de Uig, 21h et 22h

 

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22 août 2018

Les cercles de pierres de Callanish

Callanish sur l'île de Lewis est donc célèbre pour ses sites de mégalithes, cercles de pierres dressées, mystérieux témoins des rites anciens laissés par les habitants de l'île vers la fin du néolithique et durant l'âge de bronze (à partir de -5000 ans environ avant JC).

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C'est grâce à l'exploitation de la tourbe qui noyait complètement le monument que le site a été redécouvert et fouillé à partir de 1857 (Callanish 1, ci-dessus). Le site n'a pourtant été remis en état qu'à partir des années 1980. A proximité, de nombreux autres sites dont beaucoup restent à fouiller par les archéologues.

 Callanish, Isle of Lewis, jeudi 2 août 2018, 21h20.

Pour ressentir la magie du lieu, mieux vaut éviter la journée et les nombreux visiteurs du site et du sympathique petit musée (et café) situé à flanc de colline. Revenir le soir, à la tombée de la nuit, lorsque la foule est partie, rend toute leurs dimensions aux mégalithes dressés en forme de croix celtique. Beaucoup de mystères autour de l'origine et de la destination du site. Quoi de mieux pour en profiter que dormir dans les pods du minuscule "Callanish camping" bien caché en contre-bas, au bord du loch ?  Voir ici.

 

 

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20 août 2018

Les loutres de Callanish - Callanish otters.

 Callanish sur l'île de Lewis est célèbre pour ses cercles de pierres dressées (voir ici), mais c'est aussi un paradis naturel, situé entre landes et lochs qui rentrent profondément dans les terres.

Au pied de la colline du principal site archéologique, Cathy, la sympathique propriétaire du "camping à la ferme" de Callanish, a eu l'idée de créer un camping pas ordinaire, composé de seulement trois "pods" isolés sur les bords du loch Roag. Un petit paradis pour naturaliste, idéal pour observer le somptueux paysage, les oiseaux (de mer ou pas), les phoques de passage et, avec un peu de chance, les loutres.

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Et la chance était avec nous. Outre les sternes, goélands, courlis cendrés, hérons et un phoque de passage, chaque matin, un couple de loutres d'Europe s'est montré.

Ce matin-là, après avoir fébrilement "fouiné" sur la pelouse tondue raz par les moutons devant le premier pod, elles sont retournées à l'eau sentant notre présence. Le temps d'aller chercher l'appareil photo (qu'hélas, je n'avais pas avec moi...), elles nous ont offert une partie de pêche au pied des rochers, en limite de la bordure de kelp. Des plongées d'environ 10 secondes, voir un peu plus, qui se terminent par une belle chandelle, pour reprendre de l'air.

18_08_03_DSC_5678_01rm2bAprès quelques minutes, elles ont tranquillement traversé la baie de concert, fendant la surface de l'eau d'un admirable (et bien repérable) V.

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Elles ont ensuite pêché sur la rive opposée un bon moment avant de disparaître au loin.

Fort de cette belle rencontre, le lendemain matin fut abordé plein d'espoir. Mais point de loutres dans les parages.

Enfin, à première vue car quelques coups de jumelles sur les rives opposées nous ont finalement suffi pour les retrouver, à peu près à la même heure que la veille. Petits points noir s'agitant dans l'eau, toujours en bordure de la frange d'algues. Les loutres ne tiennent visiblement pas en place, enchaînant les plongées et changeant en permanence et progressivement de secteur. Tant est si bien qu'il faut de nouveau les chercher dès qu'on les quitte des yeux quelques instants. Elles ont fini par doubler le cap ci-dessous et à mon grand damne disparaître...

Pour réapparaitre quelques secondes plus tard sur la terre ferme, toujours aussi agitées.

18_08_04_DSC_5857rm2Là, ce fut un long moment de courses poursuites et de jeux sur les rochers et les algues. Par deux fois, elles se sont enlacées et après quelques culbutes ont roulées de la sorte jusque dans le lochs... Incroyable spectacle.

18_08_04_DSC_5875rm4La fin de la partie fut sifflée par le bruit du moteur d'un petit bateau de pêche qui passait par là. Interaction intéressante avec l'homme. Comment allaient-elles réagir alors qu’elles étaient à bonne distance du bateau ?  Et bien, bien avant que l'embarcation ne soit à leur hauteur, elles ont tendu l'oreille et se sont laissées glisser bien vite dans l'eau. Voilà pourquoi on ne les voit que bien rarement ces timides "otters".

Bon, moi cela m'a permis de retourner finir ma tartine... détail sans intérêt naturaliste mais sans lequel, le récit ne serait pas complet. :) 

 

Lewis island, Callanish, Callanish camping. Jeudi 2, 22h15. Vendredi 3 et samedi 4 août 2018, 7h30 à 7h50 environ, marée montante. Bizarrement, peu ou pas de midges ces jours-là.

Photos au 300mm + x1,4, plus ou moins recadrées

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18 août 2018

Lumières sur Ullapool

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Un grain s'annonce sur le lock Broom et Ullapool, le plus gros bourg de la côte Est des Highlands (1300 habitants).

Ullappol, Ecosse. Jeudi 2 août 2018, 18h15

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17 août 2018

Oiseaux du large dans le Minch, Ecosse

Ullapool, Ecosse. Dans la baie, le ferry de la Caledonian Mac Brayne pour l'île de Lewis et Harris, Hébrides Extérieures.

Ici se fait sentir l'appel des îles de l'ouest, ces rudes petits morceaux d'Europe (n'en déplaise à certain) battus par les vents et la houle de l'Atlantique.

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La mer qui sépare les Highlands du continent de l'île de Lewis et Harris s'appelle le "Minch", (70km environ). Le détroit qui sépare l'île de South Uist de l'île de Skye est le "little Minch" (25km environ). Quant à l'étroit détroit qui sépare South Harris de l'île de North Uist, c'est le "Sound of Harris", 13km où les ferrys se faufilent entre de multiples îlots rocheux.

Traverser ces détroits sur ces magnifiques et sympathiques ferrys (on s'y sent bien), c'est l'occasion de croiser une multitude d'oiseaux de haute mer dans leur élément. L'occasion également de constater que ces oiseaux sont souvent posés sur l'eau, alors qu'on les imagine facilement toujours en vol.

Outre les goélands, mouettes et sternes aperçues, voici quatre représentants de la gente palmée croisés durant nos traversées (seules photos à peu près montrables (et très recadrées)) :

D'abords les fous de Bassan, que l'on croise un peu partout. Ici dans le Minch, entre Ullapool et Stornoway. De temps en temps, ils nous gratifient d'un plongeon vertigineux pour pêcher leur subsistance.

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Les dynamiques guillemots à miroir dans le Sound of Harris. Vol nerveux au raz des vagues. Chose remarquée, la plupart des oiseaux croisent le ferry par l'avant, comme s'ils mettaient un point d'honneur à doubler le bateau. J'espère que je me trompe, le seul animal à ne pas aimer se faire dépasser, c'est l'homme non?

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Les Grands Cormorans, également dans le Sound of Harris, entre Leverburgh et Berneray. Souvent posés sur la mer où ils plongent pour pêcher, ils apprécient aussi les bouées qui signalent l'étroit chenal comme reposoir et séchoir.

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Et enfin, la bonne surprise, c'est un Puffin des Anglais solitaire venu longer le bateau quelques secondes dans le Little Minch, entre Lockmaddy et Uig. Un plaisir de le voir planer entre les vagues, frôlant la surface du bout de l'aile. Du grand art. Ses congénères sont sans doute déjà partis vers le Sud. Les puffin changent d'émisphère chaque année pour passer l'hiver au chaud.

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Le tout dans un décor très changeant, au gré des grains et des rayons de soleil. Ici, l'île South Uist, l'Hecla (606m) et le Beinn Mhôr (620m), vus depuis le milieu du Little Minch.

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Le plaisir de ces traversées ces quelques oiseaux du Minch, même si l'aigle pêcheur, secrètement espéré, restera invisible !

Ecosse, îles Hébrides extérieures, 2 au 8 août 2018

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