Epicéas, pins cembros et pins sylvestres sont séparés par des éboulis et des écharpes d’alpages. La forêt est clairsemée. Elle résonne des cris d'une joyeuse et bruyante bande d'oiseaux. Difficile de les observer, même à proximité, ils restent cachés au cœur de la frondaison. Et puis un, puis deux, puis un troisième encore, décollent bruyamment au-dessus de ma tête et vont se percher sur le pin sylvestre d'à côté. Pose casse-graine. Ça déménage dans les branchages, à coup de becs acérés, les cônes sont explorés un à un puis expulsés de l'arbre. Le bec-croisé fait place nette...

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Tout à coup, sans crier gare, la troupe se met en mouvement en départs désordonnés. En quelques secondes, le silence revient. On entend au loin, oh pas bien loin, le tohubohu dans un autre bosquet de résineux... C'est reparti là-bas.

Le bec-croisé, c'est le joyau de la forêt de montagne, monsieur habillé de rouge, madame parée de vert, les deux font la paire.

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Ci-dessous, il doit s'agir d'un jeune mâle il me semble ( …?).

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Bruyant en groupe à cette période de l’année, ils savent se faire discrets le reste du temps, et bien souvent passent inaperçus.

 

Belledonne, samedi 7 janvier 2017, 1800m

 

Ps: Photos pas mal recadrées malheureusement, pas simple à approcher ces turbulents joyaux de l’Alpe.

Ce matin-là, la troupe de becs croisés était accompagnée par moment d'un pic épeiche, de mésanges noires et huppées et de tarins des aulnes. Le casse-noix moucheté n'a fait que passer.