Deux passereaux que l'on aperçoit bien souvent sur les chemins d'altitude, mais qui ne tiennent pas en place et ne se laissent que rarement admirer de près. Les voici saisis dans leur environnement de l'étage alpin.

D'abord un Traquet Motteux femelle, aux couleurs bien plus discrètes que le mâle, aperçut aussi ce jour-là mais qui n'a pas souhaité poser pour "zacdanslesbois", ce que je comprends très bien. Il y a fort à parier que madame se montre pour attirer l'attention et écarter l'intrus de son nid ou de ses jeunes qui doivent être un peu plus loin dans l'herbe. Dans ce cas pas question de l'approcher sous peine de se voir houspiller et insulter à grand cri, car madame est courageuse. Ce serait surtout une débauche d'énergie inutile pour elle qu'il est facile, pour nous autres intrus bipèdes, de lui éviter par un petit détour, le cas échéant. 

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Ensuite, le Rougequeue noir qui est bien chez lui en montagne. Si on le rencontre dans nos jardins, il est originaire des régions escarpées et se plait dans les éboulis, zones rocheuses et autres falaises. Il peut nicher jusqu'à 2 600 mètres d'altitude nous dit B. Fischesser (*).

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Sympas ces petits passereaux qui offrent une distraction au marcheur curieux lors des longues montées vers l'Alpe. A l'automne, les insectes dont ils se nourrissent disparus, ils migreront vers des contrées plus hospitalières, l'Afrique pour le traquet, nos jardins de vallées ou le sud pour le rougequeue.

 

Jeudi 3 août 2017, massif des Grandes Rousses, lacs Bramant, 2500m

(*) La vie de la montagne, Bernard Fischesser, Editions de la Martinière