C'est sur les bords de la Clarée, une fin d'après-midi d'automne, que nous nous sommes rencontrés. Je l'ai aperçu en franchissant le pont. Il nous a survolés et s'est posé dans un coude de la rivière situé juste en amont.

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Intrigué, je l'ai suivi.

Tout à sa pêche, il n'a pas trop fait cas de ma présence.

Je m'étonnais de le voir attraper un petit poisson, où d'habitude, c'est plutôt une larve ou un vers qu'il remonte de ses plongées.

Je m'en ouvrais à lui.

Il me confirma qu'il aimait bien mettre de temps en temps un alevin à son menu.

Je lui confiais que, pas plus tard que la veille au soir, l'on s'était nous aussi régalés de hareng marinés avec les amis, et lui vantait le goût extraordinaire de ces poissons fumés et de cette sauce salé-sucré dont les scandinaves ont le secret. Souvenirs d'un récent voyage septentrional.

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Il me confia que lui, les poissons, il les préférait nature, ce que je comprends tout à fait.

Je lui demandais si ça n'était pas trop lourd à digérer. Il m'affirma que non, et me fit la démonstration d'un gobage en règle en avalant sa proie, tête la première, sans trop de difficultés.

Cincle au poisson

 Sympathique, il m'invita ensuite à le suivre car il voulait encore prendre un ver ou deux.

Je déclinais, car je devais prendre le volant pour rentrer…Lui aussi me salua en s’envolant.

En fait, pour être honnête, ça c’est pas tout à fait passé comme ça.

Mais il était bien sympa ce cincle plongeur "pêcheur".

 

Vallée de la Clarée, samedi 28 octobre 2017, 1860m, 18h10