Les falaises du Saint-Eynard, en Chartreuse, dominent la vallée du Grésivaudan entre Bernin et Meylan. Les couleurs de l'automne qui s'estompent désormais tranchent encore avec le gris mat du calcaire séquanien, des dépôts marins du Jurassique supérieur. Ici, l'érosion se voit et surtout s'entend. Rare est une balade sans le son des chutes de pierres. C'était encore le cas dimanche, et s'il s'agissait de "cailloux raisonnables", quelques vestiges de chutes de gros blocs encore bien visibles par endroit depuis le confortable chemin font un peu froid dans le dos. Un endroit à éviter les jours de dégel... Un intéressant film de l'IRMA (Institut des Risques Majeurs) sur le suivi de la falaise en cliquant ici !

18_11_25_DSC_9728rm

Si ces imposantes coupes géologiques à l'air libre ont un côté menaçant et austère, elles sont aussi très graphiques et, comme un océan vertical, elles jouent sans cesse avec la lumière, au grès de l'heure et de la météo. Un festival de nuances pour les grenoblois sachant regarder.

Une discrète végétation a réussi à coloniser la moindre vire un peu marquée, pour le plus grand bonheur des chamois, qui sont ici à l'abri de leur pire ennemi (devinez qui...) !

Pour nous éviter, ils préfèrent braver les chutes de pierres. Il faut dire que pour les éviter, elles, ils semblent bien avoir un sixième sens ...

18_11_25_DSC_9717_stitchm

Les trois chamois, minuscules points dans l’immense falaise de plus de 400m de hauteur, sont alignés à « 2 heures » en partant du centre. Une mère et son jeune en bas. Un(e) adulte, sans doute âgé(e), imperturbablement couché(e) un peu plus haut, aux alentours de l'altitude 1000m je pense.

Dimanche 25 novembre 2018, Chartreuse, les hauts de Biviers, vers 550m, 11h.

A lire aussi ici un intéressant topo sur les coteaux de Biviers et sa forêt plantée et entretenue par le RTM depuis le XIXe