Donc, après avoir dansé un moment avec quelques amis (les flamants se regroupent entre danseurs de même taille et de même niveau, de même sexe peut-être ?), diverses postures peuvent être enchaînées.

Pour nous, ignorants que nous sommes de la culture des Phoenicopterus roseus, ces figures semblent déclenchées de façons aléatoires, mais il n’en est surement rien !

La première posture que l'on remarque dans le tumulte : Ecarter les ailes brusquement et tenir la pose quelques secondes, l'air de rien (les anglais appellent ça "wing-salute").

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Mouvement suivi immanquablement du vif repliement des ailes et d’un "jet de cou" vers l’arrière pour cacher sa tête dans ses plumes… Une manière efficace, c’est certain, de montrer son beau plumage et sa dextérité, mais à qui ? Tout le monde alentour semble impassible et met un point d’honneur à ne point laisser paraître la moindre émotion… à part les photographes présents évidemment.

Puis quelque fois, c’est une "courbette", comme ici au soleil couchant. Très romantique non ? Bon, là ça ne semble pas concluant…(les anglais toujours très pragmatiques appellent ça "inverted wing-salute", moi je préfère le petit nom français !).

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Ci-dessous, une autre séquence:

Se tenir bien droit, tête haute. L’air indifférant, un petit étirement (assez élégant non ?), puis, la phase transitoire, hop la tête dans les plumes pour se donner un peu de prestance (faux lissage de plume). On se redresse et paf, une courbette… Moins classe, mais plus démonstratif. A nouveau retour la tête sous l’aile, de l’autre côté cette fois…. On se redresse, un petit coup d’œil vers l’être convoité peut-être ? Après cette chorégraphie, l’oiseau rejoint bien vite son petit groupe pour se fondre dans la masse…

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Tout de même, qu'est-ce qu’il ne faut pas faire pour, chaque année, séduire son ou sa promise...!

 

Samedi 16 et 17 février 2019, Camargue,  Pont de Gau