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Alors que l'obscurité a chassé les derniers promeneurs et que le grand silence habille les marais, une ombre glisse doucement et sans bruit le long de la roselière.

Par petits mouvements souples mais saccadés, alternés de courtes pauses que l'on imagine en apnée, le chasseur scrute l'eau sombre.

Si on le voit souvent à l'affut dans la journée, le héron chasse aussi, et peut-être surtout, au crépuscule et la nuit.

Samedi 16 février 2019, Camargue,  Pont de Gau, 18h47

Ces moments que je préfère, où les certitudes s'estompent, où l‘on devine plus qu’on ne voit…