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Les premiers tableaux de ce peintre aperçus en 2011 au musée Géo Charles avaient suscité notre curiosité. Sans trop comprendre, il y avait quelque chose qui nous parlait, l'expo s'appelait "Du privilège de la verticalité", tout un programme. Depuis, il y a eu une autre expo dans ce musée, en 2015, l'occasion de découvrir 'Le transperce neige" et quelques-uns de ses tableaux et d'attiser encore plus la curiosité, mais sans mieux comprendre sa démarche (ici un message de ce blog).

Puis l'année dernière, Jean-Marc Rochette s'est considérablement livré dans sa formidable bande dessinée Ailefroide.  Alors, comme sans doute beaucoup de monde, depuis je ne vois plus ses œuvres de la même façon, comme désormais initié par leur auteur.

Que ce soit au travers de ses dessins et de ses aquarelles, et peut être encore plus de ses huiles, on peut ressentir le vent, le froid, l'air vif et pur de là-haut, le bruit du torrent ou des pierres qui rebondissent dans une paroi, au loin... 

Pas encore lu sa dernière BD, Le Loup, mais à ce que l'on a pu en voir dans l'expo et à cette sans doute non fortuite ressemblance entre l'auteur et le berger, il y a fort à parier que c'est encore une œuvre de partage, forte et vivante.

Merci pour tout ça M. Rochette.

Samedi 11 mai 2019, Grenoble, Musée de l'Ancien Evêché. Planche de la BD "le loup" et bronzes de J.M. Rochette.

Très belle exposition réalisée par ce musée « Jean-Marc Rochette artiste au sommet », jusqu'au 22 septembre 2019.

A voir aussi le bronze offert à la ville de Grenoble, rude mais engagé : L'enfant de Tchernobyl, Bd Gambetta.