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Petit clin d’œil dans le titre de ce message à un film qui m’avait particulièrement marqué dans ma désormais lointaine jeunesse (*), inspiré du livre de Milan Kundera que je n’ai hélas pas encore lu.

Rien à voir avec cette forêt de hêtres, pourtant c’est cette idée qui m’est venue en voyant ces êtres torturés sur la crête Nord du sommet de Beauregard.

Des mots que seule une consonne muette sépare, aux relations et aux formes ambigües, allez savoir … !

Cette forêt, c’est pour elle que l’on était montés. De belles futaies avec des troncs bien droits sur les flancs de la montagne, mais sur la crête, par endroits seulement, des troncs tordus, courbés, entremêlés. Souvenir du vent sans doute, qui devait, il y a bien longtemps, balayer une lande nue, aujourd’hui boisée.

Martyrisés ces jeunes hêtres, malnutris du fait de l'altitude et de la pauvreté du sol ? Peut-être.

Un endroit que j’aime bien. Peu de neige cette année, il faudra revenir.

Quand un épais manteau blanc tapisse le sous-bois, l’ambiance y est belle.

Dimanche 8 mars 2020, Montagne du Conest, vers 1450m

(*) L'Insoutenable Légèreté de l'être, 1988, film de Philip Kaufman avec Daniel Day-Lewis et Juliette Binoche notamment.