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Le jaune vif est plutôt une couleur plutôt rare dans le monde animal. Chez nous, elle est utilisée pour se faire remarquer, en témoigne le maillot du vainqueur du tour ou les carrosseries rutilantes des bolides m'as-tu-vu sur la croisette (c’était d’actualité cette fin de semaine...).

Pourtant, lui, le loriot, préfère rester invisible, caché dans la frondaison. Malgré son plumage d’or, qui lui a valu son nom, il est bien difficile à observer. Vif et toujours en mouvement, il s’éloigne dès qu’il se sent observé. Il n’est par contre pas avare de son chant fluté et sonore, qu’il doit savoir beau et mélodieux. C’est bien souvent le seul indice de sa présence.

Ici un mâle aux couleurs vives (plus intenses que celles de la femelle ou des jeunes de l’année qui virevoltaient avec lui) s’est montré à découvert quelques fractions de seconde. L’image n’est pas terrible et pas mal recadrée, mais l’occasion n’est pas si fréquente.

Début aout, Les loriots repartiront déjà en migration vers l’Afrique de l’Est, avec leurs jeunes de l’année, où ils retrouveront leurs quartiers d’hiver. Il faudra attendre mai prochain pour les entendre à nouveau et chercher à les deviner tout là-haut, à la cime des peupliers.

 

Samedi 17 juillet 2021, 9h02 - Jarrie, Isère, vers 400m d'altitude - Loriot d'Europe (Oriolus oriolus)