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Dans les raides rochers de la grande combe, la neige ne tient pas bien longtemps et les chamois en profitent. Éparpillés un peu partout, ils ne sont tout de même pas indifférents envers les autres membres du groupe.

Le chamois du bas a entendu ou senti son compagnon s'approchant au-dessus de lui, broutant ici où là. Bien avant de pouvoir le voir, il a cherché à l'identifier en ouvrant la bouche pour mieux capter son odeur(*). Une fois le contact visuel établi, ils ont feints l'indifférence (interprétation humaine sans doute erronée) et sont repartis prendre des forces chacun de leur côté.

 

Samedi 29 janvier 2022, Engins, vers 1400m. Vercors

(*) « L'odorat est sans doute le sens le plus affiné chez les chamois et isards. Les fosses nasales aux cornets développés, pourvus d'innombrables papilles sensorielles, leur permettent de «filtrer» l'air et chaque souffle de vent». Le chamois et l'isard, Eric Weber, éd. Delachaux et Niestlé .

Je n'ai pas trouvé d'explication dans la littérature, mais l'ai observé à maintes reprises. Un chamois qui montre les dents ne nous menace pas, il ne nous nargue pas non plus. Il cherche juste à mieux nous identifier, à l'odorat...