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Le "botalpiniste" Cédric Dentant dit d'elle dans son guide Fora verticalis, qu'elle est une "merveille de l'évolution".

Discrète, l'Edelweiss est loin de couvrir la montagne. Elle a ses coins secrets, ici ou là, sur les crêtes de calcaire urgonien arides et ventées. Une merveille par ses caractéristiques si bien adaptées aux conditions de vie extrêmes qu’elle affronte en ces hauts lieux exposés.

A lire ici l'article bien illustré du laboratoire de botanique de l'ENS de Lyon dont l'extrait suivant est sorti :

" Tout d'abord, son duvet de poils blancs qui emprisonne l'air forme une couche isolante saturée d'eau qui, d'une part, protège l'appareil végétatif des écarts journaliers de température parfois très importants (sur un versant sud et à 2500 mètres, les températures peuvent osciller entre -10°C nuit et 40°C lors d'une journée ensoleillée) et, d'autre part, limite la transpiration foliaire par temps sec. Ensuite, sa petite taille (entre 8 et 20 cm de hauteur) lui permet de bénéficier pendant l'hiver de la protection thermique offerte par la couverture neigeuse. Les poils blancs, qui réfléchissent fortement les rayons lumineux, présentent un albédo élevé, ce qui constitue une adaptation face aux fortes insolations."

La cueillette est interdite dans la réserve naturelle des hauts plateaux et l'espèce est protégée en Isère. Heureusement, elles sont bien mieux là !

 

Samedi 8 septembre 2019, Crêtes et hauts plateaux du Vercors, vers 2050 m